Gastón Pérsico:

La musica es mi casa

#8

L'invité - Emmanuelle Grin, nez. 

Can you feel it – Pouvez vous ressentir ?

c’est à cette question que vous allez tenter de répondre.

Pour notre dernière création de l’année, on décolle pour Buenos Aires, au Musée Malba (Museo de Arte Latinoamericano de Buenos Aires) , avec Gaston Persico, jeune artiste argentin. Nous allons découvrir ensemble l’exposition « La musica es mi casa ». La musique est ma maison. Du 10 mars au 2 juillet 2017.  

 

C'est une exposition-expérience, Gaston Persico titille les sens des visiteurs, tantôt par le son, tantôt par les lumières - il nous déroute et nous attend au tournant.

Le monde de la nuit est mis en scène. Les couleurs sont criardes, les rythmes cadencés, et pourtant seules deux voix récitent calmement, tendrement.

L’artiste mêle les références, de la Musique House à la poésie concrète, pour mieux rechercher nos sens.

Il vient sculpter à l’intérieur de nos oreilles, au creux de notre pupille, à vous de nous dire ce que vous sentez!

 

Pour pouvoir vivre pleinement cette exposition, laissez vous stimuler par quelques coups de projecteur.

Elle puise ses influences dans la musique noire américaine des années 70 et la musique Disco

Du disco à la house, les morceaux sont triturés – c’est le principe du remix, Les DJ étirent les morceaux à volonté.

C’est d’abord à Chicago que la musique house envahit les clubs. (Retenez le Night Club - the warehouse).

Les communautés gay, afro-américaine, et hispanique sont les premières à vibrer pour cette musique. Frankie Knuckles introduit le sampling (récupéré des extraits sonores au sein d’un enregistrement plus long).

 

Voilà un aperçu sonore de la house music.

Vous allez baigner dans ces sonorités tout au long de l’émission.

 

Pas de syntaxe, pas de rythme – La forme est le sujet du poème

Il veut être aussi compréhensible que les signes dans les aéroports ou les rues.

Cette poésie prend forme dans les années 50, les Origines géographiques sont diverses et simultanées – de l’amérique latine, à l’Europe, jusqu’au Japon.

Le poème est alors un objet sensible indépendamment de son sens.

Ce poème de Gomringer, est dit-il « une réalité en soi ».

Une poésie qui s’immisce aussi bien dans la sculpture, que dans la musique – le poète réactive les composantes concrètes, visuelle et sonore du poème.

Aujourd’hui poésie concrète rime avec innovation et expériences poétiques.

 

Gaston Persico notre artiste de ce soir, passe d’une mise en page à une mise en scène.

Il enquête sur la culture contemporaine.

Embarquons le nez dans un patchwork visuel et sonore.

CRÉDITS -  

Avec :

Xavier Prieur, Comédien, Rédacteur

Hanna Rosenblum, Comédienne, Rédactrice

Léa Taïeb, Rédactrice et Voix

Adrian de Banville, Traduction et Voix

Mathilde Blondeau, Voix

Déborah Gutmann, Animatrice et Rédactrice

 

Julien Giami, Illustration sonore

Avner Azoulay, Prise de son, montage, mixage

Déborah Gutmann, Réalisation, Production 

Lior Attia, Visuels 

 

Emmanuelle Grin, Invité